20.01.2008
Le Voyage
Un jour tu as finalement su
Ce que tu avais à faire et à commencer,
Bien que les voix autour de toi
Te hurlaient encore
Leurs mauvais conseils-
Bien que toute la maison
Ait commencé à trembler
Et que tu aies encore
Ce boulet à ta cheville.
« Répare ma Vie ! »
Pleurait chaque voix.
Mais tu ne t’es pas arrêté.
Tu savais ce que tu avais à faire,
Bien que le vent attaquait
De ses doigts obstinés
Les fondations les plus intimes,
Bien que leur mélancolie
Etait atroce.
Il était déjà assez tard,
La nuit était déchaînée,
Et la route pleine de branches tombées
Et de pierres.
Mais petit à petit,
Comme tu laissais les voix derrière,
Des étoiles ont commencé à briller
A travers le manteau de nuages,
Et il y a eu une voix nouvelle
Que tu as lentement
Reconnue comme étant la tienne,
Qui t’a tenu compagnie
Tandis que tu arpentais à grands pas
Le monde, de plus en plus loin,
Déterminé à faire
La seule chose que tu pouvais faire-
Déterminé à sauver la seule vie que tu pouvais sauver.
Mary Oliver
19:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tenségrité, poésie

























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