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24.07.2007
Les Pâtes de Pouvoir

La nuit était sur le point de tomber…On se promenait avec une praticienne dans le centre de Paris, et on échangeait sur la traque des derniers jours. Je lui exprimais ma difficulté à ne pas constamment focaliser mon attention sur les hommes, et sur le fait que cela consommait une grande partie de mon énergie. Elle me donnait ses impressions, quand tout à coup, nous nous sommes retrouvées devant un magasin qui vendait des gadgets bizarres.
Il y avait toute sorte d’objets avec des formes étonnantes. Des briquets en forme de femmes, des cuillers en forme d’homme, des poivriers en forme de petits fantômes…enfin, des trucs drôles ! Soudain, mon amie a découvert une boite en carton, dans laquelle il y avait des pâtes à cuire et à manger en forme de sexe, de pénis. Sur la boîte, il était écrit : « Les Pâtes Zizi …Grossissent lors de la cuisson ».
Mon amie avait dans l’idée que j’achète ces pâtes, comme un geste envers l’infini.
Elle m’a dit : « Puisse que tu aimes tellement ça, je te suggère d’acheter une boite de ces pâtes, de les cuire et de te faire un dîner, seule devant l’infini, en dégustant chaque petit pénis, consciente de ce que tu fais, consciente de chaque bite qui rentre dans ta bouche ! » J’ai crié : « Mais tu es folle ! » Après quelques minutes de rire nerveux, et d'hésitations, j’ai finalement acheté une boite de « Pâtes zizi ».
En arrivant chez moi, j’ai mis la boîte au fond du placard de la cuisine en attendant le moment pertinent pour faire « mon geste devant l’infini ».
Plusieurs semaines se sont écoulées, et ma mère est venue me rendre visite. Cela faisait 10 jours qu’elle était chez moi et qu’à la fin de chaque journée, j’allais la rejoindre en sortant du travail. Ce soir là, un copain m’appela pour m’inviter au cinéma ; je dus décliner son invitation car j’avais rendez vous avec ma mère à la maison. En raccrochant le téléphone, j’étais en colère… contrariée de ne pas avoir pu partager du temps avec ce garçon que j’aimais bien.
Mon corps est devenu immédiatement rigide, je ne respirais presque plus. Mon estomac est devenu dur comme une pierre, mes épaules se sont tendues et, penchée vers l’avant, je regardais par terre en me disant : « A ce rythme là, jamais je ne pourrais passer un moment avec des garçons, jamais je ne pourrais partager vraiment avec quelqu’un ». Je me disais aussi : « J’en ai marre d’aller voir ma mère. » Tout cela avec une certaine culpabilité.
Peu après, ma mère m’appela pour me dire qu’il ne fallait pas que je m’inquiète car elle m’avait préparé à dîner…j’étais étonnée car elle ne sait pas faire la cuisine, elle ne la fait jamais.
Finalement, encore avec un goût amer dans la bouche, je suis rentrée chez moi. Dans la cour de mon immeuble, j’ai fait une passe magique pour essayer de me réaligner car je me sentais toujours vraiment contrariée.
En arrivant chez moi, ma mère, très chaleureuse et accueillante, m’a reçue, très fière de son chef d’oeuvre culinaire. Elle avait dressée la table très joliment avec des bougies et de belles serviettes avec des dessins de fleurs. Je suis allée me changer pour manger confortablement, et finalement je me suis assise à table. J’ai vu qu’elle avait mis une seule assiette, et lui ai donc demandé : « Mais toi, tu ne manges pas avec moi ? » Elle a répondu : « Non chérie, je fais un régime qui exclue le dîner ».
« Ok ! » ai-je répondu, et j'ai commenceé a lui raconter ma journée pendant qu’elle sortait un plat du four qui avait l’air délicieux.
Elle en déposa quelques cuillers dans mon assiette… et là, j’eus un véritable choc en m’apercevant que ce qu’elle avait préparé était, ni plus ni moins, mes « Pâtes Zizi de Pouvoir ». Un tour énorme de l’Esprit…Je ne pouvais pas m’empêcher de rire…Je mangeais chaque bouché des « Pâtes Zizi », face a ma mère qui me demandait si j’aimais ça. Et plus je disais : « C’est délicieux », plus j’avais envie de rire…Je me retrouvais avec la bouche pleine de bites, face a ma mère…c’était un véritable choc, une énorme claque ! Je pouvais sentir une force abstraite consciente, là dans le salon ; je sentais que cette force était aussi pliée en deux de rire…Moi, j’ai continué a rire tout au long du repas, en remerciant l’intention pour ce formidable cadeau de pouvoir…et en essayant de digérer ce mystérieux et étonnant geste magique !
10:05 Publié dans Evènements Mémorables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tenségrité, castaneda
04.07.2007
Le Serpent à Plumes
14:35 Publié dans Petites Notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tenségrité, castaneda
























